La notion de dépendance est utilisée pour qualifier les incapacités liées au grand âge.
Pour faire face aux dépenses supplémentaires induites par cette situation de dépendance, les sociétés d’assurances, les mutuelles santé et les institutions de prévoyance proposent des « assurances dépendance » dont les prestations peuvent se cumuler avec l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). Mais attention, ces assurances peuvent être complexes à comprendre et des points de vigilance sont à avoir.

 

Qu’est-ce qu’une assurance dépendance ?

Ces contrats d’assurance à fonds perdus permettent de se prémunir contre d’éventuels accidents de la vie entrainant une dépendance : une rente viagère est alors versée chaque mois si et seulement si la dépendance survient. Les prestations de l’assurance dépendance sont versées en fonction du degré d’incapacités de la personne assurée. Pour le définir, la plupart des assureurs ont recours à des grilles modulaires qui leur sont propres et qui évaluent la situation de la personne par rapport aux actes essentiels de la vie courante. Les contrats peuvent ainsi garantir la dépendance totale ou la dépendance partielle.

 

– La dépendance totale se définie comme l’impossibilité d’accomplir sans aide extérieure au moins trois des quatre actes ordinaires de la vie quotidienne : s’alimenter, se laver, se déplacer, s’habiller. Lorsqu’un état de dépendance totale ou lourde est reconnu, le versement de la rente s’effectue à hauteur de 100 % du montant prévu par le contrat.

 

– La dépendance partielle est quant à elle évaluée à partir de critères définis au contrat. Comme par exemple le fait d’’avoir besoin d’aide pour se lever, se coucher, s’asseoir et effectuer quelques activités corporelles, y compris la préparation des repas.
Si cet état de dépendance partielle est reconnu, alors le montant de la rente versée correspond à un pourcentage de la rente prévue en cas de dépendance totale et varie en fonction du degré de dépendance.

 

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Les écueils à éviter

Selon une étude de 60 millions de consommateurs, la plupart des contrats existants contiennent de nombreuses clauses piégeuses ou abusives : cotisations non garanties dans le temps et susceptibles d’augmenter chaque année, estimation aléatoire de l’état de dépendance selon les contrats, délais de prise en charge trop longs, clauses illégales interdisant à l’assuré de saisir la justice…
Pour certains, aucun contrat ne mérite donc à ce jour d’être souscrit.
Si vous décidez cependant d’en souscrire un, il est alors essentiel d’être vigilant et de bien étudier les clauses du contrat.